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Pourquoi le niveau des élèves est-il si bas ?Au groupe scolaire Candide du Vaucluse, chaque jour, nous recevions des élèves, notamment en primaire, dont les parents nous annonçaient : "c'est pour un CE2 ou CM1 ou un CM2 l'an prochain". 

Or, quand nous faisions lire l'élève en question, on s'aperçevait qu'il ne savait pas lire et encore moins écrire. Nous examinions ses cahiers remplis uniquement de polycopiés sur lesquels l'enfant avait "tenté" de combler les trous. Les élèves avaient très peu écrit. Nos élèves dyslexiques lisaient mieux que les non-dyslexiques que l'on nous proposait d'intégrer à Candide !

Et quand nous interrogions les parents sur ce qu'en pensait le maître ou la maîtresse de l'enfant, les parents nous répondaient : "Ah, mais il passe en classe supérieure !". Nous avons même reçu quelques élèves que l'Education natioanle faisait passer en 6e sans savoir ni lire ni écrire correctement !

Quand nous montrions le niveau de nos candidiens en CE1 simplement, les parents nous disaient que leur enfant n'avait "rien fait de tout cela", mais ils pensaient quand même que leur enfant, la chair de leur chair, serait capable de rattraper. Nous savions que non ! En entrant à Candide, le petit devrait apprendre à lire et à écrire pour commencer. Les parents nous rétorquaient aussi que chez nous, nous étions en avance sur les programmes. Pas du tout, nous les suivions et les respections scrupuleusement et ne faisions pas faire le travail de CM2 à un enfant de sept ans par exemple. Nous suivions tout simplement les programmes de manière rigoureuse. Les candidiens en CE1 savaient lire couramment, avaient des cahiers propres qui n'étaient pas des torchons avec des dessins partout. Ils étaient réellement capables de passer dans la classe du niveau supérieur au leur. Ils faisaient tous leurs exercices à la main, en écrivant, et non sur des polycopiés à trous. 

Bien sûr, dans l'Education nationale, je comprends parfaitement que les enseignants ne puissent pas s'occuper de 26, voire d'une trentaine d'élèves et je ne les blâme pas car moi non plus, je ne pourrais pas hisser ces enfants vers le haut.

Certains parents, effarés et prenant conscience du bas niveau de leur enfant, s'inquiétaient de la manière dont on parvenait à faire lire couramment nos élèves du CE1 ou à les faire écrire aussi bien qu'ils le faisaient quand on leur montrait leurs cahiers. Tout à coup, ils prenaient peur. Comment faisions-nous ? Non, nous ne les brutalisions pas ! 

Nos élèves apprennaient tous les jours avec un immense bonheur. Nous mettions en valeur leurs travaux. Ils évoluaient journellement et pourtant chaque jour, ils riaient beaucoup. Nous apprenions dans la joie les programmes obligatoires. Les pitreries de nos chats provoquaient aussi de beaux éclats de rire. Les ronrons nous apaisaient. Nous étions à l'écoute de chaque enfant pour qu'il puisse progresser avec un sourire jusqu'au oreilles.

En revanche, les enfants "hyper protégés" dans leurs bêtises par leurs parents étaient assez rapidement exclus de notre établissement et nous en avions le droit puique nous étions "privés hors contrat". Nous en arrivions là lorsque le papa ou la maman ne nous aidait pas dans l'instruction de leur fils ou de leur fille et ne cessait d'excuser sa progéniture dans ses multiples manques de respect, ses mensonges et ses devoirs non rendus... sachant qu'ils étaient réalisés en classe sauf pour l'apprentissage des verbes irréguliers en anglais et la grammaire en espagnol ! 

Les enfants inscrits le plus tôt possible à Candide étaient de futurs étudiants qui réussissaient leurs études et les résultats acquis en 2020 nous le prouvent encore. Bac en poche, ils se réalisent dans les études supérieures qu'ils ont choisies et que l'on ne leur a pas imposées.

Alors pourquoi les élèves avaient-ils un niveau si bas lorsque l'on nous les présentait pour entrer à Candide ? Parce que c'était tout juste si leur maître ou maîtresse savait qu'ils existaient du fait des classes surchargées. Les parents ne se souvenaient plus que lorsqu'ils étaient enfants eux-mêmes, ils travaillaient quand leurs propres parents ne les protégeaient pas à tout bout de champ. Les programmes proposés par les différents ministres ne valsaient pas sans arrêt et on on pensait moins à la fatigue de l'enfant qu'à ses causes réelles : l'inanité de ses efforts ! Dans la pédagogie Candide, les enfants travaillent vraiment et sont plus heureux que ceux qui s'ennuient au fond d'une classe. L'enfant est reconnu, aidé, encouragé et suivi. Et pour que chaque petit être humain puisse ainsi progresser, le nombre d'élèves par classe est limité à 15 seulement.

A Candide, nous n'acceptons plus les enfants hyper protégés dans leurs bêtises par leurs parents, nous n'acceptons plus les enfants "phobiques" car il s'agit beaucoup trop souvent de caprices vis-à-vis de parents trop laxistes, à de très rares exceptions près, et ceux-là sont les bienvenus.

En résumé, dans le réseau "Groupe scolaire indépendant Candide", nous acceptons les enfants dont les parents sont AVEC NOUS et pas CONTRE NOUS lorsqu'il s'agit du travail de leur enfant. Nous ne sommes pas des garderies mais des écoles dans lesquelles on travaille sérieusement. Pourtant, à Candide, nous avons aussi des enfants "dys" mais dont les parents sont derrière nous. Ces élèves, non moins intelligents que les autres, progressent rapidement. C'est sûr, ils travaillent toute la journée et le soir, ils sont normalement fatigués. Mais ils n'ont pas de devoirs (sauf en 3e pour le brevet) et peuvent se détendre en famille. Après l'école ou le collège, ils sont heureux à la fois de leur journée et de s'arrêter de travailler pour profiter pleinement de leurs activités  occupations sportives ou artistiques... celles qu'ils ont choisies là aussi !

Michèle BOURTON, Fondatrice de la pédagogie Candide, créatrice et Directrice du Groupe scolaire indépendant Candide de 2013 à 2019, formatrice, enseignante, conférencière, écrivain et Vice-Présidente de la l'ONG Candide International.